Conservation au parc de la Gatineau

Photo d'un petit blongios au parc de la Gatineau
Petit blongios au parc de la Gatineau

Le parc de la Gatineau est le parc de conservation de la capitale. On y enregistre 2,7 millions de visites par année. Le Parc abrite une riche biodiversité ainsi que de nombreux habitats et écosystèmes protégés. On y dénombre aussi de nombreuses espèces en péril.

Le Parc est une destination populaire. Il faut donc préserver et protéger ses trésors naturels. Voici les priorités de conservation pour le parc de la Gatineau :

  1. Protéger la biodiversité.
  2. Protéger les espèces en péril.
  3. Limiter la fragmentation des habitats.
  4. Protéger les zones de continuité écologique.
  5. Limiter les pressions liées aux activités humaines.
  6. Acquérir les connaissances nécessaires pour gérer le Parc sur des bases d’écosystème et d’intégrité écologique et mettre ces connaissances à jour.

Le Plan de conservation des écosystèmes du parc de la Gatineau aborde ces questions et oriente les activités de protection des ressources naturelles fragiles du Parc.

L’eau et les terrains du parc de la Gatineau

Le Parc fait partie du Bouclier canadien, composé de roches précambriennes qui se sont formées il y a plus d’un milliard d’années. Les mouvements tectoniques et les glaciations ont façonné le Parc : relief vallonné, rares terrains plats, roches dénudées et escarpements raides. L’escarpement d’Eardley est la ligne de démarcation entre le Bouclier canadien et les basses-terres du Saint-Laurent.

Il y a plus de 50 lacs au parc de la Gatineau, dont le lac Pink qui figure parmi les 58 lacs méromictiques connus en Amérique du Nord. En plus des lacs, des ruisseaux et des rivières, le Parc compte plusieurs milieux humides.

Cinq écosystèmes et deux habitats valorisés du parc de la Gatineau ont une valeur écologique particulièrement importante.

Écosystèmes valorisés

  • Lac la Pêche
  • Plateau d’Eardley
  • Escarpement d’Eardley
  • Plateau du lac Pink
  • Chaîne des trois lacs — lacs Philippe, Mousseau (Harrington) et Meech.

Habitats valorisés

  • Tourbière Folly
  • Lac des Fées

Ces écosystèmes et habitats valorisés du Parc abritent de nombreuses espèces animales et végétales en péril.

Faune

Le parc de la Gatineau abrite une faune nombreuse, dont des milliers d’invertébrés, une dizaine d’espèces de reptiles et une quinzaine d’espèces d’amphibiens. On y dénombre plus de 50 espèces de mammifères, y compris le cerf de Virginie, le castor, l’ours noir et le pékan.

On observe dans le Parc près de 230 espèces d’oiseaux.

Flore

Le Parc possède une richesse et une diversité d’espèces végétales comme on n’en rencontre nulle part ailleurs au Québec. Le Parc compte environ un millier d’espèces de plantes vasculaires ainsi qu’une cinquantaine d’espèces d’arbres.

Espèces en péril

Environ 90 plantes et 50 espèces animales du Parc sont en péril au Québec ou au Canada, dont celles qui suivent :

  • Une des plus grandes populations d’ail des bois du Québec
  • 80 % de la population de cèdres rouges du Québec, une espèce rare
  • Le loup de l’est
  • Le petit blongios
  • Une partie de la seule population de tortues mouchetées connue au Québec

Le Parc abrite aussi la seule population connue au Québec de porte-queue du genévrier.

Recherche scientifique

Les écosystèmes diversifiés du Parc et la proximité de la ville en font un lieu privilégié pour la recherche. De nombreux permis de recherche sont accordés chaque année aux chercheurs d’universités canadiennes et étrangères, de musées et d’organisations gouvernementales et non gouvernementales.

Les rapports et les données scientifiques aident les biologistes du parc de la Gatineau à planifier la protection à court et à long termes des espèces, des habitats et des écosystèmes. Apprenez-en davantage sur la recherche effectuée au parc de la Gatineau.